Fiche de tête de l'ensemble des dessins de Carmontelle

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Carmontelle (Paris, 15–08–1717 - Paris, 26–12–1806), dessinateur
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Fiche de tête de l'ensemble des dessins de Carmontelle

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Carmontelle (Paris, 15–08–1717 - Paris, 26–12–1806), dessinateur
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Il semble que ce soit vers 1758, époque à laquelle il avait été emmené en Westphalie comme ingénieur topographe par M. de Pons Saint Maurice que Carmontelle ait commencé ses séries de portraits. "M. de Carmontelle se fait depuis plusieurs années un recueil de portraits dessinés au crayon et lavés en couleurs de détrempe... ces petites figures, toutes en pied se font en deux heures de temps avec une facilité surprenante", écrivait Grimm. "Crayons lavés d'aquarelle rehaussée de pastel ou de gouache" disent Portalis et Béraldi. Il est difficile de discerner.Ils écrivent aussi : "Carmontelle qui faisait quelquefois pour la donner, une copie du portrait qu'il venait d'exécuter et conservait avec soin les originaux". (Portraits de la famille Mozart).À la mort de Carmontelle en 1807, 750 portraits sont acquis par Richard de Lédans dont 115 portraits sont vendus à des membres des familles des personnages représentés. Les 635 portraits restants (530 dessins) restent entre les mains de M. de Lédans qui en dresse l'inventaire.F. A. Gruyer, les portraits de Carmontelle donne la concordance pour les dessins qui ont été catalogués par M. de lédans et se retrouvent chez le duc d'Aumale. A. Rey, la collection de Carmontelle chez M. de Lédans dans Correspondance historique, Paris, 1905 publie les dessins catalogués par et qui ne sont pas à Chantilly.À la mort de M. de Lédans en 1816, La Mésangère fit l'acquisition des portraits qui restaient. Il les classe, les monte dans des passe-partout, inscrit les dates et le nom des personnages représentés. Ceci explique certains désaccords entre les dates données par le catalogue de Lédans et les inscriptions de la Mésangère (voir : Mozart; Mme de Bréget.)En 1831 à la vente de La Mésangère, 520 portraits (440 dessins) sont acquis par les Duff Gordon Duff. En 1877, ils sont vendus par cette famille au duc d'Aumale qui possédait déjà quelques dessins. La collection s'élève à 561 portraits dont (484 dessins) représentent 50 portraits (?). Trois de ces dessins seulement ne figurent pas au catalogue de M. de Lédans. Un seul sera catalogué portrait de deux inconnus, tous les autres sont à des titres divers fort intéressants. La majorité des dessins de Chantilly représente l'entourage du duc d'Orléans. Un seul des dessins de Carnavalet se rattache à ce cercle et il est de première importance puisqu'il s'agit de Madame de Montesson. Jeanne Béraud de la Haye de Riou, veuve du Lieutenant Général Marquis de Montesson avait fini par épouser morganatiquement Louis Philippe, duc d'Orléans père du futur Philippe-Egalité.À côté de quelques personnages moins en vedette tels que les Despourdons, les Saint Wast, on retrouvera les trois filles de Royer, le musicien, la famille Mozart et enfin dans un autre dessin la célèbre Mlle Delon de Genève qui chantait l'italien et surtout le bouffon avec beaucoup de goût et d'agrément; quant au personnage qui lui baise la main il n'est autre que le lecteur Le Texier qui fit courir tout Paris et tout Londres au talent duquel le Moniteur de 1798 consacrait encore une longue note.Quant au portrait de Mlle Desgots et de son nègre, s'il ne figure pas au catalogue de Lédans, il porte une longue inscription qui nous éclaire sur le sentiment de l'honnêteté et nous prouve d'autre part qu'un lien existe entre ce portrait et les autres personnages qui sont représentés dans les dessins de Carnavalet. Le mari de Mlle Desgots était croupier du Chancelier Maupeou dont la Marquise de Roncherolles était une cousine et nous voilà au milieu des parents et des amis de Madame d'Epinay, de Grimm et de Diderot. C'est toute cette société qui se retrouvait dans les propriétés de la vallée de Montmorency : La chevrette, au château de Saint-Prix ou au château de Rubelle.M. Auguste Rey avait publié dans la correspondance historique la liste des dessins commis au catalogue manuscrit de Lédans et manquant à Chantilly, et il a consacré un important chapitre à la société de Madame d'Epinay où nous retrouvons tout notre monde, acteurs des petits théâtres montés autour de Paris et dont La Chevrette restera un centre.La charmante Madame de Julienne n'est pas citée par A. Rey et pourtant avec quel entrain courait-elle de châteaux en châteaux. Et c'est de son propre aveu que nous savons qu'elle entend un proverbe de Carmontelle à Soisy qu'elle repart pour Epinay et qu'elle assiste à la comédie à la Chevrette.La publication que Monseigneur Julien Loth a faite de quelques années de son journal donne un intérêt supplémentaire à l'ensemble des 15 dessins de Carmontelle offerts au musée par l'Honorable Baring. Sur les quarante portraits qui se trouvent à Carnavalet, trente ont été catalogués par M. de Lédans; trente huit semblent avoir passé entre les mains de La Mésangère.Ces notes ont été rédigées par Mlle Charageat, conservateur, en 1940.

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1934
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