Rouge : histoire d'une couleur / Michel Pastoureau

Author(s)
Pastoureau, Michel (Paris, en 1947) [Auteur (article ou ouvrage)]
Date
20000
Adresse éditoriale
Paris : Seuil, DL 2016
Copie(s)
GALA5560 - Palais Galliera, musée de la Mode de la Ville de Paris.
Rouge : histoire d'une couleur

Detailed informations

Author(s)
Pastoureau, Michel (Paris, en 1947) [Auteur (article ou ouvrage)]
Date
20000
Country
France
Adresse éditoriale
Paris : Seuil, DL 2016
Publisher
Description

213 p., ill. en coul., jaquette ill. en coul., 24 cm

Language(s)
ISBN
978-2-02-118033-6
Bibliographical form
Abstract

Une couleur adorée, puis honnie et contestéeCet universitaire s'est fait connaître du grand public pour ses ouvrages sur les couleurs, qui constituent son thème de recherche et d'enseignement. Après des ouvrages généraux, puis le début d'une série de thématiques spéciales sur le noir, le bleu et le vert, il s'attaque au rouge. Plutôt que de se contenter d'un format classique ou de poche, il se dirige vers celui d'un beau livre, du format de ceux réservés pour ceux consacrés à l'art. Aussi le sujet n'est-il pas anodin, tant cette couleur et les teintes qui en sont tirées sont connotées fortement, comme de manière fort variable au fil de l'histoire.Sous l'Antiquité, elle a été la couleur première, celle qui a été le plus travaillée en peinture et teinture, celle qui tenait le mieux, celle qu'il fallait porter ou arborer pour être remarqué. Au Moyen-Age, elle a été la couleur préférée, car le rouge était le synonyme de pouvoir. Mais, au Bas Moyen-Âge, il a commencé à être concurrencé par le bleu.Aux Temps modernes, de la Renaissance au début du XVIIIème siècle, cette couleur a donc été contestée, car elle a été considérée comme ostentatoire et apparentée au maléfique, au diabolique, aux flemmes de l'enfer. Le rouge a été supplanté par le bleu, au sein des faveurs populaires, le Pape étant passé du rouge au blanc pour se vêtir.A l'époque contemporaine, à partir du XVIIIème, cette couleur a été davantage appréciée, sans de nouveau supplanter le bleu en Occident, mais elle est restée contestée, du fait d'une connotation sulfureuse. Le rouge reste attaché aux passions, le rose apparaissant comme son dérivé policé et rêveur, comme aux révoltes et à la colère.Le destin tourmenté du rouge est justifié par sa représentation de couleur forte.Ce beau livre en apprend beaucoup sur la perception des couleurs à travers les âges, avec des illustrations dignes d'un catalogue de musée.L'auteur annonce qu'il devrait s'attaquer au jaune, dans son prochain ouvrage. Le rouge est en Occident la première couleur que l’homme a maîtrisée, aussi bien en peinture qu’en teinture. C’est probablement pourquoi elle est longtemps restée la couleur «par excellence», la plus riche du point de vue matériel, social, artistique, onirique et symbolique.Admiré des Grecs et des Romains, le rouge est dans l’Antiquité symbole de puissance, de richesse et de majesté. Au Moyen Âge, il prend une forte dimension religieuse, évoquant aussi bien le sang du Christ que les flammes de l’enfer. Mais il est aussi, dans le monde profane, la couleur de l’amour, de la gloire et de la beauté, comme celle de l’orgueil, de la violence et de la luxure. Au XVIe siècle, les morales protestantes partent en guerre contre le rouge dans lequel elles voient une couleur indécente et immorale, liée aux vanités du monde et à la «théâtralité papiste». Dès lors, partout en Europe, dans la culture matérielle comme dans la vie quotidienne, le rouge est en recul. Ce déclin traverse toute l’époque moderne et contemporaine et va en s’accentuant au fil du temps. Toutefois, à partir de la Révolution française, le rouge prend une dimension idéologique et politique. C’est la couleur des forces progressistes ou subversives, puis des partis de gauche, rôle qu’il a conservé jusqu’à aujourd’hui.Soutenu par une abondante iconographie, cet ouvrage est le quatrième d’une série consacrée à l’histoire sociale et culturelle des couleurs en Europe. Rouge. Histoire d'une couleur fait suite à Bleu. Histoire d’une couleur (2000), Noir. Histoire d’une couleur (2008) et à Vert. Histoire d’une couleur (2013).Sommaire :7 Introduction12 LA COULEUR PREMIÈRE (DES ORIGINES À LA FIN DE L’ANTIQUITÉ) 16 Premières palettes 22 Le feu et le sang 30 Avec Pline chez les peintres 36 Teindre en rouge 40 La pourpre romaine44 Le rouge dans la vie quotidienne 50 Les témoignages du lexique54 LA COULEUR PRÉFÉRÉE (VIe-XIVe SIÈCLE) 58 Les quatre rouges des Pères de l’Église 64 Le sang du Christ 69 Le rouge du pouvoir 74 La première couleur du blason80 Amour, gloire et beauté 86 Le bleu contre le rouge 90 La garde-robe des belles dames de Florence94 UNE COULEUR CONTESTÉE (XIVe-XVIIe SIÈCLE) 98 Dans les flammes de l’enfer 102 Judas, l’homme roux 108 La haine du rouge 116 Le rouge des peintres126 Une couleur primaire 130 Étoffes et vêtements 135 Le Petit Chaperon rouge140 UNE COULEUR DANGEREUSE ? (XVIIIe-XXIe SIÈCLE) 144 Sur les marges du rouge : le rose 152 Fards et mondanités 162 Drapeau et bonnets rouges : la Révolution en marche167 Une couleur politique 176 Emblèmes et signaux 181 Rouges pour le temps présent195 Notes 209 BibliographieRouge -- Histoire. Rouge dans l'art. Couleur -- Aspect social -- Histoire. Symbolisme des couleurs -- Histoire.https://www.unige.ch/rectorat/maison-histoire/mediatheque/grandesconfere...

Continuation

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Copie(s)
GALA5560 - Palais Galliera, musée de la Mode de la Ville de Paris.

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