Où allons nous, où allons nous ?... nous marchons sur un volcan, l’abîme des révolutions est ouvert sous nos pas….. le char de l’état est arrêté par le débordement de toutes ces mauvaises passions

Auteur(s)
Daumier, Honoré (Marseille, 26–02–1808 - Valmondois, 10–02–1879), dessinateur
Dates
En 1834
Type(s) d'objet(s)
Dénomination(s)
Matériaux et techniques
Où allons nous, où allons nous ?... nous marchons sur un volcan, l’abîme des révolutions est ouvert sous nos pas….. le char de l’état est arrêté par le débordement de toutes ces mauvaises passions

Informations détaillées

Auteur(s)
Daumier, Honoré (Marseille, 26–02–1808 - Valmondois, 10–02–1879), dessinateur
Delaunois, Nicolas Louis (Reims, 06–02–1805), imprimeur
Autre titre :
La Caricature politique, morale, littéraire et scénique (Titre de l'ensemble)
Date de production
En 1834
Type(s) d'objet(s)
Dénomination(s)
Matériaux et techniques
Dimensions - Oeuvre:
  • Hauteur : 27 cm
  • Largeur : 35.5 cm
Dimensions - Image:
  • Hauteur : 21 cm
  • Largeur : 26.1 cm
Description

Planche HT parue dans La Caricature politique, morale, littéraire et scénique, volume 8, 25 septembre 1834 (Planche n°425)

Marques, inscriptions, poinçons
Inscription - Titre en bas au centre : « Où allons nous, où allons nous ?... nous marchons sur un volcan, l’abîme des révolutions est ouvert // sous nos pas….. le char de l’état est arrêté par le débordement de toutes ces mauvaises passions. » ; indications : en ht à gche : « La Caricature (Journal) N°203. », en ht à dte : « Pl. 425 »
Inscription - Dans la lettre : « Au bureau, chez Aubert, pass. Véro-Dodat. » [éditeur], « Lith : Delaunois, r. du Bouloi, 19. » [imprimeur] ; dans l’image, en bas à gche, signature : « H.-D. » [Honoré Daumier, dessinateur]
Inscription - Sur le bonnet du Constitutionnel : « ROCOCO // […] TITUTIONN […] [CONSTITUTIONNEL] »
Description iconographique

Devant la boutique d’estampes d’Aubert, passage Véro-Dodat, deux hommes représentés de profil se tiennent face à face tout en se serrant mutuellement les mains en signe d’affliction partagée et de soutien. L’homme de gche est Charles Guillaume Etienne, écrivain dramatique, rédacteur au "Constitutionnel" et homme politique (il fut sept fois député de la Meuse entre 1820 et 1837 et fut nommé pair de France en 1839). La tête sortant d’un grand col blanc, il est vêtu d’une redingote et d’un pantalon sombres. Face à lui, des pantoufles aux pieds, l’incarnation du journal "Le Constitutionnel", sous la forme d’un homme obèse. Il porte un large manteau clair auquel sont accrochés deux décorations sur le devant (la croix de la légion d’honneur et une petite poire). Il est coiffé d’un bonnet blanc et d’une petite visière de comptable qui lui cache les yeux. A la vue des pl. caricaturales présentées dans la vitrine d’Aubert, les deux hommes ont peur d’une nouvelle révolution et se lamentent (cf. paroles du titre). Parmi les pl. placardées de l’intérieur de la boutique, contre la vitre, la plupart caricaturent les deux personnages dont il est question dans cette pl. Certaines furent publiées dans "La Caricature". D’autres, en revanche, ne semblent pas avoir fait l’objet d’une publication dans ce journal. De gche à dte et de ht en bas : une pl. avec la représentation d’une face piriforme (allusion à Louis-Philippe). Par une mise en abîme, la représentation des deux mêmes personnages devant la même boutique d’Aubert, se tenant face à face également, mais ne se serrant pas les mains. Une représentation du Constitutionnel de face. Une autre mettant en scène deux personnages non identifiés. Une représentation du "Constitutionnel" nu. Ce même personnage, assis par terre, comme endormi (au-dessus de sa tête, l’inscription « VENTE » sur le mur). Un portrait en pied de Charles Guillaume Etienne, lequel entretient quelque ressemblance avec la pl. 283 par Daumier (numéro 136 de "La Caricature" ; 13 juin 1833). Un portrait du Constitutionnel assis sur un fauteuil, assoupi, les bras croisés. Une pl. représentant un personnage montrant une liste (sans doute la liste des désabonnements dont s’est beaucoup moquée La Caricature par le biais d’articles et de pl.) au Constitutionnel alité et endormi. Un portrait de ce dernier, vu de profil. Ensuite, la pl. tirée du dessin réalisé le 14 novembre 1831 lors du procès intenté contre les pl. 69 (« …. Je l’aurai ! tu ne l’auras pas… je l’aurai ! tu ne l’auras pas // bouhiiii !!! ») et 70 (« DUPINADE ») du numéro 35 de "La Caricature". C’est lors de ce procès que Philipon se livra à la démonstration de la ressemblance entre le visage de Louis-Philippe et une poire. Pour un compte-rendu du procès, cf. numéro 55 de La Caricature (17 novembre 1831 ; p. 437-442). Enfin, une scène où un petit personnage semble accrocher quelque chose dans le dos du Constitutionnel.

Personne / Personnage représenté
Mode d'acquisition
Date d’acquisition
20022013
Institution

Indexation

Matériaux et techniques

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