Promenade nocturne

Zoom
CC0Télécharger
Promenade nocturne
CC0 Paris Musées / Maison de Balzac
X
Zoom
Autre visuel (1)
Promeneur - Nuit - Grisette
Promenade nocturne
Monnier, Henry Bonaventure
Musée
Maison de Balzac
Auteur(s)
Monnier, Henry Bonaventure (Paris, 07–06–1799 - Paris, 03–01–1877 — 3–6–1877), dessinateur
Datation en siècle
Type(s) d'objet(s)
Dénomination(s)
Matériaux et techniques
Numéro d’inventaire
BAL91.72

Informations détaillées

Auteur(s)
Monnier, Henry Bonaventure (Paris, 07–06–1799 - Paris, 03–01–1877 — 3–6–1877), dessinateur
Bernard (avant 1867 - après 1944), dessinateur-lithographe
Autre titre :
Récréations (Titre de la série)
Datation en siècle
Type(s) d'objet(s)
Dénomination(s)
Matériaux et techniques
Dimensions - Oeuvre:
  • Hauteur : 23.3 cm
  • Largeur : 31.4 cm
Dimensions - Image:
  • Hauteur : 16.3 cm
  • Largeur : 19 cm
Description

Estampe coloriée

Marques, inscriptions, poinçons
Filigrane - b. g. : HORNE P& C
Timbre humide - t. h. : A M et 2 R en miroir dans un ovale
Titre de l'oeuvre - Au-dessus de l'image : RECREATIONS
Numéro - Au-dessus de l'image : Pl.29
Légende - Dans l'image, au bas : Promenade nocturne
Inscription concernant l'auteur - Sous l'image à gauche : Henry MonnierSous l'image à droite : Lith de Bernard.
Inscription concernant l'épreuve - Sous l'image : Publié par Giraldon Bovinet, Passage Vivienne, N°26
Description iconographique

Sept personnes se promènent de nuit. Deux couples de jeunes femmes et un groupe de trois hommes. Ces derniers, un sourire égrillard aux lèvres, suivent de très près deux jeunes femmes dont les visages sont voilés par leurs grands chapeaux. S'agit-il d'un groupe de séducteurs cherchant à dévoyer des grisettes ? Acteur, dramaturge et dessinateur, Henry Monnier a contribué à illustrer La Comédie humaine. Ses gravures des Mœurs administratives, et surtout sa pièce de théâtre Scènes de la vie bureaucratique, ont manifestement inspiré Balzac pour son roman La Femme supérieure, rebaptisé Les Employés. Les mêmes références aux mœurs de leur temps ont souvent inspiré parallèlement les deux artistes sur de nombreux sujets comme on peut le constater dans l’extrait suivant : " A huit heures et demie du soir, rue Pagevin, dans un temps où la rue Pagevin n'avait pas un mur qui ne répétât un mot infâme, et dans la direction de la rue Soly, la plus étroite et la moins praticable de toutes les rues de Paris, sans en excepter le coin le plus fréquenté de la rue la plus déserte ; au commencement du mois de février, il y a de cette aventure environ treize ans, un jeune homme, par l'un de ces hasards qui n'arrivent pas deux fois dans la vie, tournait, à pied, le coin de la rue Pagevin pour entrer dans la rue des Vieux-Augustins, du côté droit, où se trouve précisément la rue Soly. Là, ce jeune homme, qui demeurait, lui, rue de Bourbon, trouva dans la femme, à quelques pas de laquelle il marchait fort insouciamment, de vagues ressemblances avec la plus jolie femme de Paris, une chaste et délicieuse personne de laquelle il était en secret passionnément amoureux, et amoureux sans espoir : elle était mariée. En un moment son coeur bondit, une chaleur intolérable sourdit de son diaphragme et passa dans toutes ses veines, il eut froid dans le dos, et sentit dans sa tête un frémissement superficiel. Il aimait, il était jeune, il connaissait Paris ; et sa perspicacité ne lui permettait pas d'ignorer tout ce qu'il y avait d'infamie possible pour une femme élégante, riche, jeune et jolie, à se promener là, d'un pied criminellement furtif." [Extrait de Ferragus, par Honoré de Balzac]

Thèmes / Sujets / Lieux représentés :
Numéro d’inventaire
BAL91.72
Institution

Indexation

Datation en siècle

Type(s) d'objet(s)

Dénomination(s)

Matériaux et techniques

Theme representé

Retour vers le haut de page