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CC0 Paris Musées / Maison de Balzac
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Grandville
Datation
En 1830
Musée
Maison de Balzac
Auteur(s)
Grandville (Nancy, 15–09–1803 - Vanves, 17–03–1847), dessinateur-lithographe
Dates
En 1830
Type(s) d'objet(s)
Dénomination(s)
Matériaux et techniques
Numéro d’inventaire
BAL 2013.0.1.1.4.1

Informations détaillées

Auteur(s)
Grandville (Nancy, 15–09–1803 - Vanves, 17–03–1847), dessinateur-lithographe
Delaporte, Victor Hippolyte (29–01–1804), imprimeur-lithographe
Aubert, editeur
Autres titres :
Les ombres portées [pl. 2] (Titre de la série), La Caricature morale, politique et littéraire (Titre de l'ensemble)
Date de production
En 1830
Type(s) d'objet(s)
Dénomination(s)
Matériaux et techniques
Dimensions - Œuvre
  • Hauteur : 26.3 cm
  • Largeur : 35.2 cm
Dimensions - Image
  • Hauteur : 15.7 cm
  • Largeur : 26 cm
Description

Planche HT parue dans La Caricature morale, politique et littéraire, volume 1, 18 novembre 1830, (Planche n°5)

Marques, inscriptions, poinçons
Inscription - Titre en bas au centre : "LES OMBRES PORTÉES." ; légende plus bas au centre : "(Planche 2.)" ; indications : en ht au centre : "La Caricature (Journal.)", en ht à dte : "N°5."
Inscription - Dans la lettre : « chez Aubert Passage Véro Dodat » [éditeur], « Lith. de Delaporte succ de Langlumé » [imprimeur], « Grandville » [Jean-Jacques Grandville, dessinateur lithographe]
Inscription - De gche à dte : sur l’affiche tenue par l’homme à l’extrême gche : « DOITM [ ?] » et « MCANU [ ?] » écrits à l’envers, 15 sangsues / 20 sangsues / 60 sangsues / 80 sangsues / 100 sangsues / 160 sangsues / 20 pilules / 1 Lavement / Total » avec, en face de chaque occurrence, les prix. Le deuxième personnage tient sous le bras un journal où peuvent se lire les inscriptions : « COMEDIE en 3 […] [actes] » et « Journal ».
Description iconographique

Sur un mur se détachent quatre personnages dont les ombres sont projetées sur le mur. De dte à gche : selon Martial Guédron, « un jésuite ventru en habit noir et portant tricorne ouvre la marche. Son ombre en forme de dindon rappelle qu’on attribuait à la Compagnie de Jésus l’introduction de ce gallinacé en Europe et que, par contamination, on appelait les dindons des jésuites et les jésuites des dindons. En outre, les satiristes anticléricaux se référaient parfois au volatile de basse-cour lorsqu’ils voulaient dénoncer l’influence néfaste des congrégations religieuses dans les collèges : restreints dans leur développement intellectuel et moral, les enfants se transformaient à leur tour en dindons. C’est pourtant au personnage suivant, un pair de France, […] qu’échoit la silhouette la plus triviale, celle d’un porc. L’intéressé a été identifié comme le comte de Sesmaisons, personnage figurant à plusieurs reprises, en compagnie de son chien, dans les lithographies de Grandville. Représentant des ultras, il pourrait renvoyer aux vifs débats de l’époque à propos de l’hérédité de la pairie, soit la possibilité pour les pairs de transmettre leur titre et leurs prérogatives à l’aîné de leurs héritiers mâles. Derrière lui, un censeur muni d’une imposante paire de ciseaux arrive en queue de procession et son ombre dessine un diable pourvu d’une fourche et au sexe dressé. Peut-être s’agit-il du comte de Peyronnet, qui, dès le début de sa carrière gouvernementale, s’était fait remarquer par son projet de loi sur la police de la presse. À l’écart de ce défilé dont il se détourne ostensiblement, un homme en blouse d’apothicaire brandit ses prescriptions et examine amusé les contours de l’ombre qu’il projette : celle d’un clystère annonçant la purge que la France devra subir pour se débarrasser de ces sinistres personnages et de tout ce qu’ils représentent » .

Mode d'acquisition
Date d’acquisition
20022013
Numéro d’inventaire
BAL 2013.0.1.1.4.1
Institution

Indexation

Type(s) d'objet(s)

Dénomination(s)

Matériaux et techniques

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