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CC0 Paris Musées / Maison de Balzac
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Grandville
Datation
En 1831
Musée
Maison de Balzac
Auteur(s)
Grandville (Nancy, 15–09–1803 - Vanves, 17–03–1847), dessinateur-lithographe
Dates
En 1831
Type(s) d'objet(s)
Dénomination(s)
Matériaux et techniques
Numéro d’inventaire
BAL 2013.0.1.1.26.1

Informations détaillées

Auteur(s)
Grandville (Nancy, 15–09–1803 - Vanves, 17–03–1847), dessinateur-lithographe
Delaporte, Victor Hippolyte (29–01–1804), imprimeur-lithographe
Aubert, editeur
Autres titres :
Enterrement de la Liberté [pl. 1 et 2] (Titre de la série), La Caricature morale, religieuse, littéraire et scénique (Titre de l'ensemble)
Date de production
En 1831
Type(s) d'objet(s)
Dénomination(s)
Matériaux et techniques
Dimensions - Œuvre
  • Hauteur : 35.5 cm
  • Largeur : 72 cm
Dimensions - Image
  • Hauteur : 18 cm
  • Largeur : 71.5 cm
Description

Planche HT parue dans La Caricature morale, religieuse, littéraire et scénique, volume 1, 21 avril 1831, (Planche n°49-50).

Marques, inscriptions, poinçons
Inscription - Légendes de gche à dte et de ht en bas : « Fossoyeurs / Le célèbre père-scie et Desmort… », « dans le fond / des Cosaques, des Kalmoucs, des Baskirs et des Landwers Xa », « l’archevêque de P. / Le Curé de St Germain Laux… / Valérius en enfant de cœur. », « Ordonnateur du Convoi / M. Viv… », « Chevaux / Le Messager – Le Temps. / Le Moniteur – Les Débats. », « Cochers / Mr Casimir P… / pestant contre la mollesse de l’atellage [attelage]. Mr Sébas… », « La Liberté / dans une toile d’emballage. », « l’ordre public / en garde national », « Le Maréchl / S… avec son cierge », « M. Dup. / médecin qui la [l’a] soignée », « l’héritier direct feignant / de pleurer », « l’héritier / présomptif. », « Co-héritier Co-héritier », « Députation / de la Chambre des Pairs », « Un Ministre / avec le drapeau tricolore qu’il a brulé [brûlé] », « Fonctionnaires publics / en pauvres pleureurs. », « Mr de Lame… / et un autre député », « Médor / le chien fidèle », « La Gazette / aboyeuse, elle crie / l’ordre et la Marche du Cortège » ; ; indications : en ht à dte et à gche : « N°49 » et « N°50 », en ht au centre : « La Caricature (Journal) »
Inscription - Dans la lettre : « On s’abonne chez Aubert, Galerie Véro dodat. » [éditeur], « Lith. de Delaporte Sr de Langlumé » [imprimeur] ; dans l’image, en bas à gche de la pl. 50, signature : « Grandville » [Jean-Jacques Grandville, dessinateur lithographe]
Inscription - Sur la pancarte située en fin de cortège : « Talleyr dit Tournesol / Fabt de Baillons, Chaînes et / Censures. Confectionne bons mots / Epigrammes programes [programmes] et / Epitaphes vend et achète Couronnes / neuves ou d’occasion. fait les chartes / Constitutions, restaurations. tient les cocardes, drapeaux et rubans / de toutes couleurs / Il vend aussi à l’Etranger. ». il s’agit ici de présenter Talleyrand tel un marchand de divers objets emblématiques des différents régimes successifs, et ainsi de dénoncer l’opportunisme et l’arrivisme de Talleyrand qui, d’après la pl., s’adapte à chacun des régimes politiques, tel un tournesol se tournant toujours vers le soleil. A ses pieds se trouvent des objets à vendre tels que couronne, sceptre, vase… Sur des pierres posées au sol, qui semblent être des fragments de pierres tombales à en juger par le crâne et les os humains se trouvant à côté (pierres portant les inscriptions « [ ?] bories » et « Berl [ ?] »)
Description iconographique

Les membres du gouvernement (ministres, députés, et le roi) ainsi que des ecclésiastiques forment un cortège au sortir du cimetière où ils viennent d’enterrer la liberté, représentée symboliquement dans un corbillard. "La Caricature" accuse ainsi la monarchie de Juillet d’avoir tué la liberté, et de feindre des sentiments de tristesse quant à sa perte. D’après la pl., les hommes représentés ont chacun leur part de responsabilité dans la disparition des principes pour lesquels les combattants de juillet 1830 se sont battus. Sur la pl. 50 : de gche à dte : Persil et Desmortiers en fossoyeurs regardent arriver le cortège, Desmortiers appuyé sur une pioche. Un cortège ecclésiastique arrive du fond avec, à sa tête, l’archevêque de Paris Monseigneur de Quelen (dont l’archevêché fut pillé lors des journées révolutionnaires de 1830) tenant un papier portant l’inscription « oraison // funèbre », et le curé de Saint-Germain l’Auxerrois (dont l’église fut pillée les 14 et 15 février 1831). Deux drapeaux flottent dans ce cortège, l’un portant l’inscription « Loi martiale // 1831 » (la pl. dénonce la loi permettant à l’armée de faire régner l’ordre dans le pays), l’autre « […]RI [HENRI] V » (Henri d’Artois, comte de Chambord, était le successeur de Charles X et aurait dû lui succéder si Louis-Philippe n’avait pas été déclaré roi des Français. La pl. présente les membres du clergé comme légitimistes donc). Le préfet de la Seine, Vivien, portant un bicorne, se trouve en tête du cortège principal. Les chevaux trainant le corbillard sont incarnés par quatre hommes représentant quatre journaux favorables au gouvernement du Juste-Milieu. L’un porte un sac d’ « avoine // 200000 ». A l’arrière-plan, deux pierres tombales portant les mentions « 27, //28, 29 // Juillet // 1830 » et « LIBER[…] [LIBERTÉ] » symbolisant la mort de la liberté pour laquelle se sont battus les révolutionnaires de Juillet. Les cochers ne sont autres que Périer et Sébastiani. Des gardes nationaux (dont Schonen ?) entourent le corbillard au bout duquel est juché le maréchal Soult portant un cierge (Soult était maréchal et "La Caricature" avait fait du cierge son attribut principal. Pourtant, les traits de l’homme représenté ne sont pas ceux de Soult). Sur la pl. 49 : de gche à dte : derrière le cercueil se trouvent Dupin tenant un papier sous le bras portant l’inscription « ordonnance // le Roi », le roi Louis-Philippe drapé de noir, dont le visage est caché par un mouchoir qu’il porte à ses yeux pour essuyer ses larmes, mais qui est reconnaissable à ses favoris. Il marche sur un papier posé à terre portant l’inscription « […] OGRAMME [PROGRAMME] : c’est une référence au prétendu programme de l’hôtel de ville que les caricaturistes lui reprochent de ne pas suivre. Derrière suivent les potentiels héritiers (le duc d’Orléans et les trois autres fils du roi), drapés de noir eux aussi. Puis Royer-Collard, puis sans doute Barthe avec le drapeau tricolore qu’il a brûlé, Lameth et un autre député. Au fond on aperçoit la porte du cimetière. Enfin, clôturant le cortège et placés à côté d’une pancarte, un homme, Talleyrand, et une femme (incarnation du journal légitimiste "La Gazette"), vus de dos.

Mode d'acquisition
Date d’acquisition
20022013
Numéro d’inventaire
BAL 2013.0.1.1.26.1
Institution

Indexation

Type(s) d'objet(s)

Dénomination(s)

Matériaux et techniques

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