Attaque de Notre-Dame

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Attaque de Notre-Dame
CC0 Paris Musées / Maisons de Victor Hugo Paris-Guernesey
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Autre visuel (1)
Notre-Dame de Paris (V.Hugo)
Attaque de Notre-Dame
Chifflart, François Nicolas
Datation
Vers 1876 — 1877
Musée
Maison de Victor Hugo - Hauteville House
Auteur(s)
Chifflart, François Nicolas (Saint-Omer, 21–03–1825 - Paris, 19–03–1901), dessinateur
Dates
Vers 1876 1877
Datation en siècle
Type(s) d'objet(s)
Dénomination(s)
Matériaux et techniques
Numéro d’inventaire
400

Informations détaillées

Auteur(s)
Chifflart, François Nicolas (Saint-Omer, 21–03–1825 - Paris, 19–03–1901), dessinateur
Autres titres :
L'attaque de Notre-Dame de Paris par les truands (Titre ancien (périmé)), Illustration pour "Notre-Dame de Paris" dans l'Edition Hugues (Sous-titre)
Date de production
Vers 1876 1877
Datation en siècle
Type(s) d'objet(s)
Dénomination(s)
Matériaux et techniques
Dimensions - Oeuvre:
  • Hauteur : 39 cm
  • Largeur : 26.3 cm
Dimensions - Montage d'origine:
  • Hauteur : 45.5 cm
  • Largeur : 26.3 cm
Dimensions - Montage du musée:
  • Hauteur : 53 cm
  • Largeur : 38 cm
Description

Mis en page par l'artiste, une marge laissée sur la feuille

Marques, inscriptions, poinçons
Signature - En haut, à droite, à la gouache blanche "F. Chifflart" et en haut à gauche "Joliet sc"
Inscription manuscrite - Au crayon de couleur bleu "26+39/44x59" et inscription à la mine graphite difficilement lisible, marqué à la mine graphite
Description iconographique

Illustration pour le roman de Victor Hugo, "Notre-Dame de Paris", livre 10, chapitre 4, "Un maladroit ami", ce dessin concerne le passage suivant :"Sa pluie de moellons ne suffisait pas à repousser les assaillants.En ce moment d’angoisse, il remarqua, un peu plus bas que la balustrade d’où il écrasait les argotiers, deux longues gouttières de pierre qui se dégorgeaient immédiatement au-dessus de la grande porte. L’orifice interne de ces gouttières aboutissait au pavé de la plate-forme. Une idée lui vint. Il courut chercher un fagot dans son bouge de sonneur, posa sur ce fagot force bottes de lattes et force rouleaux de plomb, munitions dont il n’avait pas encore usé, et, ayant bien disposé ce bûcher devant le trou des deux gouttières, il y mit le feu avec sa lanterne.Pendant ce temps-là, les pierres ne tombant plus, les truands avaient cessé de regarder en l’air. Les bandits, haletant comme une meute qui force le sanglier dans sa bauge, se pressaient en tumulte autour de la grande porte, toute déformée par le bélier, mais debout encore. Ils attendaient avec un frémissement le grand coup, le coup qui allait l’éventrer. C’était à qui se tiendrait le plus près pour pouvoir s’élancer des premiers, quand elle s’ouvrirait, dans cette opulente cathédrale, vaste réservoir où étaient venues s’amonceler les richesses de trois siècles. Ils se rappelaient les uns aux autres, avec des rugissements de joie et d’appétit, les belles croix d’argent, les belles chapes de brocart, les belles tombes de vermeil, les grandes magnificences du chœur, les fêtes éblouissantes, les Noëls étincelantes de flambeaux, les Pâques éclatantes de soleil, toutes ces solennités splendides où châsses, chandeliers, ciboires, tabernacles, reliquaires, bosselaient les autels d’une croûte d’or et de diamants. Certes, en ce beau moment, cagoux et malingreux, archisuppôts et rifodés, songeaient beaucoup moins à la délivrance de l’égyptienne qu’au pillage de Notre-Dame. Nous croirions même volontiers que pour bon nombre d’entre eux la Esmeralda n’était qu’un prétexte, si des voleurs avaient besoin de prétextes.Tout à coup, au moment où ils se groupaient pour un dernier effort autour du bélier, chacun retenant son haleine et roidissant ses muscles afin de donner toute sa force au coup décisif, un hurlement, plus épouvantable encore que celui qui avait éclaté et expiré sous le madrier, s’éleva au milieu d’eux. Ceux qui ne criaient pas, ceux qui vivaient encore, regardèrent. — Deux jets de plomb fondu tombaient du haut de l’édifice au plus épais de la cohue. Cette mer d’hommes venait de s’affaisser sous le métal bouillant qui avait fait, aux deux points où il tombait, deux trous noirs et fumants dans la foule, comme ferait de l’eau chaude dans la neige. On y voyait remuer des mourants à demi calcinés et mugissant de douleur. Autour de ces deux jets principaux, il y avait des gouttes de cette pluie horrible qui s’éparpillaient sur les assaillants et entraient dans les crânes comme des vrilles de flamme. C’était un feu pesant qui criblait ces misérables de mille grêlons.La clameur fut déchirante. Ils s’enfuirent pêle-mêle, jetant le madrier sur les cadavres, les plus hardis comme les plus timides, et le Parvis fut vide une seconde fois. "

Commentaire historique

Gravé par Joliet pour l'édition Hugues du roman de Victor Hugo, "Notre-Dame de Paris", Tome 2, livre 10, chapitre 4, "Un maladroit ami", ce dessin y est reproduit p. 240 et indiqué dans la liste des gravures sous le titre "Attaque de Notre-Dame".

Thèmes / Sujets / Lieux représentés :
Mode d'acquisition
Date d’acquisition
1903
Numéro d’inventaire
400

Prolongement

Prolongement

Indexation

Datation en siècle

  • 2e millénaire
    • 19e siècle (104 969)
      • 2e moitié du 19e siècle
        • 4e quart du 19e siècle

Période

Type(s) d'objet(s)

Dénomination(s)

Matériaux et techniques

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