Eviradnus

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Eviradnus
CC0 Paris Musées / Maisons de Victor Hugo Paris-Guernesey
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Autre visuel (1)
La Légende des siècles (V.Hugo)
Eviradnus
Grasset, Eugène-Samuel
Datation
En 1903
Musée
Maison de Victor Hugo - Hauteville House
Auteur(s)
Grasset, Eugène-Samuel (Lausanne, 25–05–1845 - Sceaux, 23–10–1917), peintre
Dates
En 1903
Datation en siècle
Type(s) d'objet(s)
Dénomination(s)
Matériaux et techniques
Numéro d’inventaire
237

Informations détaillées

Auteur(s)
Grasset, Eugène-Samuel (Lausanne, 25–05–1845 - Sceaux, 23–10–1917), peintre
Date de production
En 1903
Datation en siècle
Type(s) d'objet(s)
Dénomination(s)
Matériaux et techniques
Dimensions - Œuvre
  • Hauteur : 160 cm
  • Largeur : 120.2 cm
Marques, inscriptions, poinçons
Signature - En bas, à droite "E. Grasset"
Description iconographique

Illustration du poème de "La Légende des siècles" XV, Eviradnus, XVII, "La massue", corerspondnat au passage suivant :"Le jeune homme effrayant rit de la barbe grise ;L’épée au poing, joyeux, assassin rayonnant,Croisant les bras, il crie : « À mon tour maintenant ! »Et les noirs chevaliers, juges de cette lice,Peuvent voir, à deux pas du fatal précipice,Près de Mahaud, qui semble un corps inanimé,Éviradnus sans arme et Sigismond armé.Le gouffre attend. Il faut que l’un des deux y tombe.« Voyons un peu sur qui va se fermer la tombe,Dit Sigismond. C’est toi le mort ! c’est toi le chien ! »Le moment est funèbre ; Éviradnus sent bienQu’avant qu’il ait choisi dans quelque armure un glaive,Il aura dans les reins la pointe qui se lève ;Que faire ? Tout à coup sur Ladislas gisantSon œil tombe ; il sourit terrible, et, se baissantDe l’air d’un lion pris qui trouve son issue :« Hé ! dit-il, je n’ai pas besoin d’autre massue ! »Et, prenant aux talons le cadavre du roi,Il marche à l’empereur, qui chancelle d’effroi ;Il brandit le roi mort comme une arme, il en joue,Il tient dans ses deux poings les deux pieds, et secoueAu-dessus de sa tête, en murmurant : Tout beau !Cette espèce de fronde horrible du tombeau,Dont le corps est la corde et la tête la pierre.Le cadavre éperdu se renverse en arrière,Et les bras disloqués font des gestes hideux.Lui, crie : « Arrangez-vous, princes, entre vous deux.Si l’enfer s’éteignait, dans l’ombre universelle,On le rallumerait, certe, avec l’étincelleQu’on peut tirer d’un roi heurtant un empereur. »Sigismond, sous ce mort qui plane, ivre d’horreur,Recule, sans la voir, vers la lugubre trappe ;Soudain le mort s’abat et le cadavre frappe… —Éviradnus est seul. Et l’on entend le bruitDe deux spectres tombant ensemble dans la nuit.Le preux se courbe au seuil du puits, son œil y plonge,Et, calme, il dit tout bas, comme parlant en songe :« C’est bien ! disparaissez, le tigre et le chacal ! » "

Commentaire historique

Eugène Grasset avait exposé au Salon de 1883, une aquelle illustrant une poème de "La Légende des siècles", "Aide offerte à Majorien". C'est peut-être l'une des raisons qui a conduit Paul Meurice à lui commander cette peinturespour l'ouverture du musée. Grasset termine son tableau juste avant l'ouverture du musée. Le 8 juin, par lettre à Paul Meurice, il réclame un "répité jusuq'à "vendredi" et le 23 juin encore il écrit à Meurice :"Je vous remercie du jour que vous voulez bien me laisser pour achever mon oeuvre, y éteindre des flambeaux et y creuser des oubliettes."

Thèmes / Sujets / Lieux représentés :
Mode d'acquisition
Nom du donateur, testateur, vendeur
Date d’acquisition
1903
Numéro d’inventaire
237

Prolongement

Prolongement

Exposition(s)

Titre
Eugène Grasset
Dates
18/03/2011 - 12/06/2011
Titre
Accrochage 2009 (Paris)
Dates
01/04/2009 - 01/07/2009
Institution
Maison de Victor Hugo (Paris)
Titre
Accrochage 2008 (Paris)
Dates
30/03/2008 - 30/07/2008
Institution
Maison de Victor Hugo (Paris)
Titre
Accrochage 2006 (Paris)
Dates
18/04/2006 - 29/09/2006
Institution
Maison de Victor Hugo (Paris)

Indexation

Datation en siècle

Type(s) d'objet(s)

Dénomination(s)

Matériaux et techniques

Sujet représenté

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