Lettre de Juliette Drouet à Victor Hugo, 23 mai lundi midi 1848

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Lettre de Juliette Drouet à Victor Hugo, 23 mai lundi midi 1848
CC0 Paris Musées / Maisons de Victor Hugo Paris-Guernesey
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Lettre de Juliette Drouet à Victor Hugo, 23 mai lundi midi 1848
Drouet, Juliette (Julienne Gauvain, dite)
Datación
En 23–05–1848
Museo
Casas de Victor Hugo en París y Guernesey
Autor(es)
Drouet, Juliette (Julienne Gauvain, dite) (Fougères, 10–04–1806 - Paris, 11–05–1883), auteur du texte
Fecha
En 23051848
Datación (siglo)
Tipo(s) de objeto(s)
Denominación(ciones)
Número de inventario
a8097
Lettre de Juliette Drouet à Victor Hugo, 23 mai lundi midi 1848

Información detallada

Autor(es)
Drouet, Juliette (Julienne Gauvain, dite) (Fougères, 10–04–1806 - Paris, 11–05–1883), auteur du texte
Fecha de producción
En 23051848
Datación (siglo)
Tipo(s) de objeto(s)
Denominación(ciones)
Dimensions - Oeuvre:
  • Hauteur : 19.2 cm
  • Largeur : 12.4 cm
Descripción

4 Feuillets

Marcas, inscripciones, cuños
Inscription manuscrite - 22 mai [1848], lundi midiPense à moi, mon bon petit homme et tâche de venir tout de suite. Je t’attends avec toutes les joies, toute la reconnaissance et tout l’amour que ta ravissante lettre a fait épanouir en moi depuis hier. Je voudrais être ta mère pour avoir le droit de te bénir. Je voudrais être ta sœur pour avoir la gloire d’être de ton sang, je voudrais être ta femme pour avoir l’honneur d’être ta servante, je voudrais être roi pour te donner mon trône, je voudrais être Dieu pour te combler de tous les bonheurs de ce monde. Mais je ne suis qu’une pauvre femme qui t’aime à deux genoux avec dévouement, admiration et passion. Tout ce qu’un cœur peut éprouver d’ineffable, de tendre, de sublime et de divin, je l’éprouve pour toi. Ton sourire me ravit, ta douce voix éveille en moi des harmonies célestes que rien ne peut exprimer, tes baisers font jaillir de tout mon être une voluptueuse électricité qui embrase mon âme. Pour moi vivre c’est t’aimer, être aimée de toi, c’est le bonheur. Le jour où tu ne m’aimeras plus tout sera dit en ce monde pour moi. Tu ne sais pas, mon adoré bien-aimé, à quel point ce que je te dis là est vrai, mais le bon Dieu le sait bien et c’est lui que je prends à témoin pour te le prouver le jour où tu en aimeras une autre que moi. Si j’en crois ton adorable lettre [2] ce jour n’arrivera jamais et je veux la croire et je la crois, je la baise et je t’adore.Juliette[2] Comme chaque année pour sa fête, Juliette Drouet a reçu comme présent une lettre de son amant. Hugo y a écrit : « Cher doux ange, ma première pensée est pour toi. Je t’écris de mon lit en m’éveillant. Je commence ma journée comme je finirai ma vie, en t’envoyant mon âme. / J’entends le tambour, tout le quartier est en rumeur, il fait le plus beau sommeil du monde, Paris se donne une fête, mais la vraie fête est dans mon cœur quand je songe à toi. […] » (édition de Jean Gaudon, ouvrage cité, p. 132.)
Fecha de adquisición
01121967
Número de inventario
a8097

Indización

Datation en siècle

Type(s) d'objet(s)

Dénomination(s)

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